Histoire de la distillerie

Pourquoi la Distillerie de l'Etoile?

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Lors de la lutte contre les congrégations religieuses en France, il fallait chercher ailleurs un lieu d’asile : le plus proche était de l’autre côté des Alpes, en Italie. Le Frère Sulpice Couturier fut délégué à cette recherche. La Providence l’a orienté vers la ville de Saluces où il fut accueilli fraternellement par le chanoine Martini, directeur du pensionnat « Silvio Pellico. »

Les trois premiers frères arrivèrent à Saluces le 25 mai 1903. Le 18 juin, six autres frères s’ajoutèrent aux premiers, encore douze le 3 juillet, jusqu’à atteindre le chiffre de 30 vers la fin du mois. Mais les frères avaient quitté le pensionnat pour occuper une grande maison « Stella » (étoile en Français), dans les environs de Saluces et là, en plus des travaux de la campagne, les frères se consacrèrent aux produits de la vigne et bientôt à la fabrication des liqueurs inventées par le frère Henri-Marie Berger-Billon.

Depuis plus de trente ans, ce frère s’adonnait à l’étude de la botanique, concentrant surtout ses efforts à connaître les propriétés des plantes.
«Dans son dévouement pour la Congrégation – écrit son biographe-il rêvait de mettre à profit ses connaissances pour composer une liqueur qui fut en même temps agréable et bienfaisante et qui fournirait quelques ressources.
Des essais nombreux furent faits car il voulait livrer un produit irréprochable sous tous les rapports. C’est à Saluces donc que la Stellina vit le jour ». Le jeudi 6 octobre 1904, la Stellina (nom actuel de nos liqueurs) (petite étoile en Français) est présentée officiellement à Saluces sous le nom de « la Stella ».

La douane et le fisc surveillent de près cette initiative, à tel point que le Frère Henri-Marie, d’accord avec ses supérieurs, cherche à implanter la distillerie, d’abord à Montmélian en Savoie, ensuite à Barberaz, près de Chambéry, sans y parvenir. Alors on décide de la fabriquer à Saluces. La plupart des frères de cette communauté ayant reçu une autre affectation (Uruguay, Tunisie, Chieri…) la maison de Saluces n’était plus nécessaire. Elle fut donc vendue et le personnel réuni à celui de Chieri. « Frère Henri-Marie transporta ses appareils de distillerie et la Stellina fut fabriquée à la Villa Brea (Chieri) où l’on pouvait cultiver quelques-unes des plantes qui entrent dans sa composition. Il ajouta bientôt le Kario Kylon, produit des plus bienfaisants dont la noix verte forme la base. »

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Beaucoup plus tard dans les années cinquante, la distillerie de l’Etoile (Stella) commença peu à peu la fabrication de liqueurs, rue Sainte Marie à Belley. Monsieur Robert Rameau en fut « l’âme et le moteur ». Mais, sans la publicité, les ventes restaient très limitées. Dès qu’il put présenter le Kario sans alcool et faire de la réclame, la production démarra, depuis, les frères propriétaires du secret de fabrication, touchent des royalties qui font vivre les Missions de l’Institut en Afrique, en Amérique Latine et partout dans le monde.

 

D’après un texte de Fiorenzo STANGA,
Frère FLORENT, des Frères de la Sainte Famille

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Le saviez-vous?

karioLes boissons KARIO sont séculaires. Dès le Moyen Age, les moines se consacrent à l’étude approfondie des plantes médicinales. Ils s’y attèlent avec ferveur, cherchent dans la flore les moyens de se maintenir en bonne santé.
Au début du XXème siècle Frère Henri-Marie retrouve les travaux de ses prédécesseurs. Il redécouvre la formule harmonieuse après de longues et minutieuses recherches.

Depuis cette époque, les Frères de la Sainte Famille détiennent le secret de cette incomparable source d’équilibre et de vitalité.